Publié dans Société

Agression mortelle d'un marin à Toamasina - Deux multirécidivistes arrêtés

Publié le lundi, 25 août 2025

Un marin mécanicien assassiné sous les yeux de sa femme ! Ces tristes faits remontent, très tôt samedi matin dernier. C'est un trait de l'insécurité alarmante qui prévaut actuellement à Toamasina. Mais nous allons immédiatement faire un saut pour voir de suite le rebondissement à l'affaire. Car le lendemain matin même de cela, presqu'à la même heure de l'agression mortelle du quadragénaire, les deux auteurs présumés de l'assassinat ont été arrêtés dans un bar. Plus tard, la désormais veuve du mécanicien ainsi que quelques témoins à cette affaire affirment reconnaître de trait les deux suspects, lesquels seraient des multirécidivistes en matière de faits de banditisme à Toamasina, selon une source. De toute façon, ils ont été confrontés à la veuve du défunt marin mécanicien. Mais revenons sur les faits.

 

Le couple visé par cette barbarie était de retour d'une veillée funèbre d’un défunt ami à la Cité Haras, tôt samedi matin dernier, à Toamasina. Il était environ 3h du matin, ce samedi-là, et le cyclopousse qui transportait les époux arrivait à 500 mètres de leur domicile lorsque deux bandits ont surgi pour les surprendre. C'était dans ces circonstances que l'homme d'une quarantaine d'années, et qui fut marin mécanicien, a trouvé la mort de façon barbare, et ce, sous les yeux de sa femme : les agresseurs l'ont attaqué avec un gourdin clouté au crâne et notamment le haut du visage. « Son œil était sorti de son orbite. On l'a transporté à l'hôpital mais les médecins ne pouvaient plus rien pour lui », raconte dans un sanglot l'épouse qui a également failli mourir sous les coups des agresseurs.

Ces derniers lui ont subtilisé, en tout et pour tout, la somme de 7000 ariary. Elle n'avait rien sur elle, du moins comme objet de valeur, même pas un téléphone. La frustration des bandits était telle qu'ils ont alors battu cette femme sans défense, sans ménagement.

Et c'était justement pour la défendre de la violence barbare des malfaiteurs que son mari allait donc par la suite perdre héroïquement sa vie. « Mon mari était très furieux et il les a exhortés de me laisser tranquille. Du coup, ils se sont alors brutalement retournés contre mon conjoint, le battant avec leurs bâtons cloutés jusqu'à ce que mort s'ensuive », raconte toujours la dame. Cette dernière est inconsolable. Dire que son défunt mari devait fêter ses 46 ans en septembre prochain ! Et qu'il était prévu s'envoler vers l'Afrique du Sud pour un stage, dimanche dernier, c'est-à-dire quelques heures après son assassinat. Affaire à suivre.

 

Franck R/Kamy R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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